Présentation des ouvrages « Les liaisons interdites, histoire de l’inceste au XIXe siècle » (Fabienne Giuliani) et « La culture de l’inceste » (Iris Brey, Juliet Drouar) dans le cadre du séminaire « Corps et sciences sociales » qui se tient sous l’égide de la MSH Paris Nord, avec le soutien du Cresppa-CSU et du CERSA.
Séance du 14 novembre 2025 : Histoire et culture de l’inceste
À la croisée du droit pénal, du droit civil et des sciences humaines, cette problématique de l’inceste a connu une évolution juridique significative avec l’adoption de la loi du 18 mars 2024. Dans ce cadre, les étudiants du Master 2 Personne et Famille ont eu le privilège d’échanger avec trois personnalités engagées dans la lutte contre les violences incestueuses : M. Thierry Baubet, Professeur de psychiatrie et pédopsychiatre, Maryse Le Men Régnier, magistrate, et Solène Podevin-Favre, présidente de l’association Face à l’inceste, tous trois membres du collège directeur de la CIIVISE.
Un homme devait être jugé par la cour criminelle de Seine-Saint-Denis pour des viols incestueux sur sa nièce et son neveu. Alors que l’audience avait débuté, la cour a remarqué qu’une partie des faits incriminés a été commise alors que l’accusé était mineur. Se pose alors la question de la compétence de la cour criminelle départementale, qui ne juge que des personnes majeures au moment des faits.
Quelles sont les démarches pour porter plainte ? Comment se déroule une enquête ? Quels sont les droits des victimes ? Pour répondre à ces questions, Julie Térel, avocate en droit de la famille nous éclaire sur le cadre légal et les ressources disponibles pour accompagner les victimes.
Grandir en étant déshumanisé, c’est être biaisé et désorienté dans le rapport à soi et au respect personnel. Il est donc d’autant plus important de rappeler que, comme tout être humain, vous avez des droits et qu’il vous faut les faire valoir, en commençant par vous en convaincre intimement. Ces droits, quels sont-ils ? (Durée : 8 min)
Le procès de Mazan nous amène à nous interroger sur l’efficacité du droit et la pénalisation du viol. Ce crime est sévèrement puni par la loi depuis des siècles mais ses auteurs sont rarement condamnés.
Du latin incestrum, « impur », l’inceste désigne la sexualité entre membres d’une même famille. Soumis à un interdit familial, sociétal et parfois légal, il est protéiforme selon les organisations sociales et familiales. Cette hétérogénéité témoigne de la complexité à circonscrire l’inceste.
La CIIVISE a publié le 20 novembre 2023 son rapport public des activités menées durant ses trois années de mandat. Il est d’une très grande richesse… [Néanmoins…]
Les fondamentaux de la justice restaurative sont galvaudés
La méthodologie de la justice restaurative est sacrifiée
Par Théo Scherer, Maître de conférences à l’Université de Caen Normandie –
La loi du 18 mars 2024 instaure un principe du retrait de l’autorité parentale en cas de crime ou d’agression sexuelle incestueuse commis sur la personne de son enfant ou de crime commis sur la personne de l’autre parent, et étend la suspension de droit de l’exercice de l’autorité parentale pour la durée de la procédure pénale.
Par Yves Jeanclos, Docteur d’État en Droit (Paris II), Agrégé des Facultés de Droit, Professeur émérite à l’Université de Strasbourg –
Dans un rapport rendu public le 17 novembre, la CIIVISE préconise l’imprescriptibilité des viols et agressions sexuelles commis contre les enfants. Pour Yves Jeanclos, il s’agit d’une « nécessité pénale à instituer en urgence absolue ».
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