Cet épisode est consacré à un sujet encore très tabou dans notre société : l’inceste. Ici, on va surtout se concentrer sur le moment où la parole sort enfin, le jour où le silence se brise, ce déclic qui change tout : une rencontre, un amour, un enfant, ou même la mort d’un agresseur.
Donner la parole aux enfants là où le silence règne. Laurent Boyet, capitaine de police et fondateur de l’association Les Papillons, présente à Soluble(s) un dispositif qui permet aux enfants victimes de violences de briser le silence.
Capitaine de police et ancien membre de la CIIVISE, Laurent Boyet est aussi le président-fondateur de l’association « Les Papillons », qui vient en aide aux enfants maltraités. Il dédie sa vie à la libération de la parole autour de l’inceste, qu’il a lui même subi enfant.
Une simple boîte aux lettres, c’est ce qui a permis de stopper le calvaire vécu par Lily et par tant d’autres enfants victimes de violences quelles qu’elles soient. Imaginées par Laurent Boyet et installées dans les écoles, elles permettent aux enfants dans le besoin d’y « écrire ce qu’ils ne peuvent parfois pas dire ».
Une simple boîte aux lettres, c’est ce qui a permis de stopper le calvaire vécu par Lily et par tant d’autres enfants victimes de violences quelles qu’elles soient. Imaginées par Laurent Boyet et installées dans les écoles, elles permettent aux enfants dans le besoin d’y « écrire ce qu’ils ne peuvent parfois pas dire ».
En France, toutes les 3 minutes, 1 enfant est victime d’inceste, de viol, ou d’agression sexuelle. Depuis 2018 dans les Pyrénées-Orientales, l’association les Papillons œuvre pour libérer la parole. (Durée 2 min)
La maison Les Papillons, lieu dédié à l’écoute et au recueil de la parole des enfants victimes de violences et d’inceste, a ouvert ses portes à Saint-Estève près de Perpignan dans les Pyrénées-Orientales. Un espace également dédié aux familles avec la présence de psychologues.
Il y a un an, le 20 Heures documentait la mise en place dans les établissements scolaires des boîtes aux lettres de l’association Les Papillons, permettant de libérer la parole des élèves. Pour la première fois, un procès s’ouvre aux assises après la prise en compte du message de Lily, 10 ans.
Après la mise en place de 300 boîtes aux lettres dans des écoles et des clubs de sport, Laurent Boyet voit plus grand. Il a créé « La Maison Papillon » à Saint-Estève, un lieu pour libérer la parole d’enfants victimes de violences ou d’inceste, qui ouvrira le 23 septembre 2024.
Pour la première fois depuis le début de leur déploiement, les boîtes aux lettres de l’association « Les Papillons » vont aboutir à un procès en septembre prochain. Celui du grand-père incestueux dont la petite-fille s’est confiée grâce au dispositif.
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