L’inceste n’est pas seulement un souvenir d’enfance : c’est un poids qui traverse les décennies et continue de marquer chaque aspect de la vie des victimes. Entre cauchemars récurrents, angoisses permanentes et solitude face à des proches qui ne comprennent pas toujours leur douleur.
L’île de la Réunion occupe la 3e place des départements les plus touchés par les violences physiques et sexuelles sur mineurs, avec chaque année plus de 6700 enfants victimes d’abus. Des chiffres alarmants, qui ont poussé les autorités locales à agir avec une cellule d’écoute et d’accompagnement des enfants. Pour la première fois, une équipe de tournage suit des pédiatres, des gendarmes de la Maison de Protection des Familles et des médecins généralistes au cœur de ce dispositif d’auditions.
A Mayotte où 4 fois plus d’enfants sont concernés par des violences domestiques et sexuelles qu’en Hexagone, briser ce tabou est un défi, l’isolement trop fort. Une des explications : le fait que beaucoup d’enfants de l’archipel soient confiés à un tiers, oncles et tantes ou voisins ou soient livrés à eux-mêmes faisant d’eux des proies faciles.
Arthur Hoarau est un jeune Saint-Louisiens de 26 ans. Fonkézer, slameur, rappeur et auteur, il a été victime d’inceste durant son enfance. Il raconte son histoire dans un livre sorti il y a quelques jours, À ceux qui n’ont pas pu parler.
De passage à La Réunion, le député François Ruffin a été convié ce mardi à une rencontre autour des violences intrafamiliales sur le territoire, aux côtés de la maire de Saint-Denis, Ericka Bareigts, et de la députée Emeline K’bidi…
Au cours de cette réunion, François Ruffin a été interpellé par une victime directe de ce système défaillant, que nous appellerons Carole. Cette mère de famille a raconté son combat pour protéger sa fille victime d’inceste.
Une douleur et un tabou. Les violences intrafamiliales, les violences sexuelles, l’inceste, dont sont victimes les hommes, le phénomène est peu visibles de par le silence des victimes. Des victimes témoignent.
Cet après-midi, plusieurs acteurs associatifs tiennent une conférence de presse à l’occasion de la projection d’un film sur les violences faites aux enfants et le parcours des mères protectrices. Lors de ce rendez-vous, des mères qui tentent actuellement de protéger leurs enfants vont prendre la parole. Le Quotidien a rencontré l’une d’elles.
Le P’tit Fanzine n°1 sort aujourd’hui à la Réunion. Ce magazine fait par des jeunes pour les jeunes aborde sans détour la question de l’inceste et des violences sexuelles. Réalisé avec le soutien de l’association « Mon P’tit Loup », il sera distribué gratuitement aux scolaires.
Toutes les trois minutes, un enfant est victime d’inceste en France. La Réunion n’est pas épargnée par ce fléau. Trois enfants auraient été violés par leur géniteur pendant deux ans. Leur mère, en colère contre la justice, témoigne.
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