
La parole de l’enfant (Dossier)
Fiche mise à jour le 6 avril 2023
En bref
Arlette Pellé,
Chloé Aujard,
Pascale Mignon,
Danielle Lefebvre,
Marina Stéphanoff,
Anne-Marie Martinez,
David Wizenberg,
Catherine Brault,
Annie Le Calvez,
Laura Kurpis,
Marie-Christine Delpeyrou,
Antonella Krencker,
Noëlle Lévy,
Nicole Leydier,
Marlène Iucksch,
Sônia Elisabete Altoé,
Fernanda Hermínia Oliveira Souza,
Tatiana Borsoi,
Denise Martins da Luz,
Joël Chalubert,
Geneviève Gilbert,
Lise Vorgy,
Philippe Gutton,
Clotilde Perrève
Denise Bass
Description
La parole de l’enfant, spontanée ou suscitée, est pourvue d’un statut particulier. Est-elle à prendre au mot ? En protection de l’enfance, elle est attendue par les adultes pour étayer leurs réflexions, hypothèses, projets ou décisions. Mais elle peut être piégée dans des écrits professionnels, érigée en vérité, disqualifiée, amenée sur la scène judiciaire, utilisée à charge ou à décharge. L’adulte est-il alors un « rapporteur » ou un « porte-parole » ? Citer un enfant, est-ce prêter sa voix à sa parole ou est-ce l’exposer, voire le trahir ? Ces enfants protégés ont-ils encore, et comme les autres, le droit à « la carabistouille », aux histoires, à l’oubli, à la contradiction, à la légèreté, au silence, et même au mensonge ? Et le professionnel, peut-il aussi parfois choisir de ne pas entendre ? Laisser dire sans réagir ni agir ? Maudits (mots dits), les mots des enfants sont prompts à éveiller les fantasmes des adultes. Si le langage permet ou facilite l’expression des émotions et des contenus de pensée, qu’en est-il alors des enfants qui ne sont pas en capacité de puiser dans les mots de la langue : enfants trop petits (infans), ou trop malades, ceux qui agissent et ne parlent pas, ceux qui se refusent à la parole ?
Sommaire :I. La parole de l’enfant, faut-pas-s’y-fier ?
- Parler, pour quoi faire ? (M. Levivier – pp. 17-24)
- Enfant de la parole, quel est ton sujet ? (A. Pellé – pp. 25-34)
- Écouter les bébés en pouponnière (C. Aujard – pp. 35-44)
- Prêter l’oreille à ceux qui n’ont pas les mots (P. Mignon – pp. 45-60)
- Baratin et bouche cousue : autres façons de dire vrai. Abécédaire (D. Lefebvre, M. Stéphanoff – pp. 61-78)
- L’enfant sera convoqué pour être entendu (A.-M. Martinez – pp. 79-90)
- Entendre nous engage… (D. Wizenberg – pp. 91-94)
- L’enfant est-il le client de l’avocat ? (C. Brault, A. Le Calvez, L. Kurpis, M.-Ch. Delpeyrou – pp. 95-104)
- Ça parle dans les familles (A. Krencker, N. Lévy, N. Leydier – pp. 105-112)
II. Laisser parler un enfant, entendre un enfant qui parle
- Face au silence parental, comment un enfant peut-il parler ? (M. Iucksch – pp. 113-120)
- Une expérience d’atelier ludique et d’expression avec des enfants placés en institution à Rio de Janeiro (S. E. Altoé, F. H. Oliveira Souza, T. Borsoi, D. Martins da Luz – pp. 121-130)
- La parole de l’enfant placé, mise dans les guillemets des écrits professionnels (J. Chalubert – pp. 131-142)
- L’effet de l’écoute dans un contexte éducatif. Petite histoire d’un jeune en situation de décrochage scolaire (G. Gilbert – pp. 143-148)
- Adultes et adolescents dans l’institution scolaire. Éléments pour une rencontre intersubjective (L. Vorgy – pp. 149-166)
- Tu, mio (P. Gutton – pp. 167-178)
- Au seuil de la féminité (C. Perrève – pp. 179-192)
- « Verba volant, scripta manent ? » (J.-M. Bouville – pp. 193-202)
Langage, Parole, Enfant, Père, Mère, Psychanalyse, Écoute, Jeune enfant, Silence, Mensonge, Inceste, Sexualité infantile, Assistant familial, Jeu, Écrit professionnel, Identité professionnelle, Adolescent
Mots clés Prisme : Noms propres : Lieux :