Dix-sept ans. Une éternité. Roxane aura dû attendre près de deux décennies pour être enfin reconnue comme une victime et voir son père, son violeur, être placé derrière les barreaux, hors d’état de nuire à nouveau, en avril 2017 par la cour d’assises de la Savoie.
Se voiler la face en pensant que cela n’arrive qu’aux filles est un leurre. L’abus sexuel intrafamilial existe aussi au masculin. Laurent Boyet (46 ans) a été abusé par son frère aîné dès l’âge de 6 ans. Dans un livre témoignage choc, il brise le silence.
Ces deux sœurs de la région d’Évreux ont été violées par leur oncle pendant leur enfance. Condamné fin juin à 10 ans de réclusion, il a été incarcéré. Elles racontent.
Un livre-choc, à l’indéniable puissance narrative, mais aussi un « livre-médecine », exceptionnel et salutaire, qui met sur ce que vivent et éprouvent les victimes d’inceste des mots justes. Parce qu’elle a tenu à garder l’anonymat, l’auteure de «Jours d’inceste» porte la parole de toutes celles qui ne peuvent ou n’osent encore parler. Ce qu’elle décrit de l’intérieur avec sa voix unique, et qu’elle a enduré de la petite enfance jusqu’à l’âge de 21 ans, pourra choquer ceux qui refusent de savoir. Les autres, tous les autres, les victimes d’inceste comme les thérapeutes, reconnaîtront dans cette histoire vraie et terrible la vérité sur une emprise absolue, la vérité sur le tabou des tabous.
Emy a tenu à partager un bout de son histoire de femme qui a bouleversé sa vie à jamais. A 11 ans, elle a été victime d’attouchements sexuels de la part de son beau-père. Ce drame a eu des conséquences désastreuses : harcèlement scolaire, éloignement familial, pensées suicidaires. Aujourd’hui âgée de 25 ans, si Emy se confie c’est pour que les femmes qui lisent son témoignage et qui ont été ou sont dans cette situation se disent : “elle, elle a réussi, je veux faire pareil ».
« Survivante de l’inceste paternel, durant des années, j’ai écrit des poèmes pour me soulager. Ce recueil est non seulement un exutoire, mais aussi un message d’espoir que je souhaiterais transmettre aux victimes d’inceste. Aujourd’hui, je suis une maman comblée. J’ai réussi à aimer, et à être aimée en retour et j’ai réussi à me libérer de ce fardeau par l’écriture. Un travail sur moi qui m’aura pris une vingtaine d’années avant de pouvoir en parler sans avoir honte et aujourd’hui plus rien ni personne ne pourra jamais me faire taire, ni ne m’empêchera d’être heureuse malgré ce si lourd passé ! »
Alexis Kirschbaum, Bloomsbury’s publishing director in the UK, describes the book as “the most disturbing book [she’s] ever read” and admitted “some people are very uncomfortable with this book and some publishers are worried they would be complicit if they made it public”.
But she defended the book, which some argue “fetishises female misery”, saying it is “incredibly beautifully written”
The author, apparently in her 40s, writes that her father first abused her when she was three, that their sexual relationship lasted into her 20s, and that her mother and other family members were aware of it.
« J’ai l’impression de faire du cinéma, qu’il ne s’est rien passé, que ce ne sont que des mots. »
Une « impression » commune à la plupart des victimes de comportements incestuels : « J’ai l’impression de tout inventer, d’être folle », « C’est comme si je n’avais pas le droit de ressentir tout ça », « Pas d’inceste, pas de viol, et pourtant »…
Une équipe de chercheurs de l’Université de Montréal vient faire la démonstration que l’expérience judiciaire peut s’avérer positive dans le rétablissement des jeunes victimes.
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