Deux dispositions, sur la définition de l’inceste et l’instauration d’un écart d’âge obligatoire de cinq ans, adoptées en première lecture par les députés lundi soir concentrent les critiques.
Victime d’inceste de ses 8 à 11 ans par son grand-oncle, puis de 12 à 13 ans par deux de ses cousins, Arnaud Gallais, le co-fondateur du collectif Prévenir et protéger, espère « l’unanimité » des députés qui examinent ce lundi après-midi la proposition de loi contre les crimes sexuels sur mineurs.
Inceste, viols, agressions : l’Assemblée nationale se saisit lundi d’un texte visant à renforcer la protection des mineurs face aux violences sexuelles.
Que faire face à l’ampleur de l’inceste ? En France, 1 enfant sur 10 serait victime de violences sexuelles dans sa famille. Pour tenter d’y remédier, trois propositions de loi sont en discussion. « Peine perdue ! », affirment historiens et anthropologues car ce mal, chez nous, est « systémique ».
Jeudi 18 février, les députés ont examiné une proposition de loi destinée à lutter contre les violences sexuelles sur mineurs, dont l’inceste. Depuis les révélations de Camille Kouchner, plusieurs propositions de loi ont vu le jour. Quel arsenal juridique proposé protège le mieux les mineurs ? Pourquoi le seuil de non-consentement est-il autant controversé ? Quels sont les changements qu’apportent ces propositions de loi ?
Invités : Ariane Chemin, grand reporter au Monde ; Marie-Pierre Rixain, député LREM de l’Essonne ; Isabelle Aubry, présidente de l’association Face à l’inceste ; Olivier Faure, député PS de Seine-et-Marne.
Isabelle Santiago, députée PS, est porteuse de la loi contre les violences sexuelles sur mineurs et l’inceste. Elle revient pour LMDM sur les actualités autour du texte.
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